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Jeudi 22 juin, la première chambre de la cour d’appel de Paris a accueilli le procès fictif du transhumanisme.
par Julien Mucchiellile 23 juin 2017

2039, un groupe de hackers est jugé pour avoir attaqué les serveurs du ministère de l’intérieur qui contrôle un certain nombre d’augmentations bio-technologiques implantées chez ses fonctionnaires. Le combat est politique, la question est philosophique, les enjeux juridiques et moraux. Cela questionne un avenir proche, dont les prémices sont déjà bien réelles. Faut-il tout accepter au nom du progrès ?
L’accusé est un jeune homme ébouriffé, la chemise ouverte sur un torse maigre, qui n’offre aucune prise aux accusations de « bio-meurtrier » dont on l’accable. « J’ai aussi entendu “bio-terroriste” », dit-il à la cour, qui le jugeait ce 22 juin 2039 pour l’attaque informatique d’envergure que lui et sa troupe de hackers ont menée contre les serveurs du ministère de l’intérieur. La cible : l’« e-cornée », ce dispositif intégré à l’œil permettant d’optimiser les capacités de l’organe oculaire, de développer les capacités d’analyses, et d’implanter des compétences qu’un humain « traditionnel » ne possède pas. « Une technologie symbolique du transhumanisme », informe la présidente de la cour.
La troupe de hackers se présente comme des « bio-résistants » : lutter contre le transhumanisme, c’est lutter pour la liberté, l’autonomie de l’homme, ce qui fait sa spécificité et son indépendance. L’augmentation artificielle...