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La parole des policiers, la myopie du prévenu et les lacunes de l’enquête
La parole des policiers, la myopie du prévenu et les lacunes de l’enquête
En décembre 2016, Ayoub est condamné à une peine d’emprisonnement ferme pour une succession de délits routiers. Il dit avoir prêté sa voiture à un ami, qui plus tard se dénonce. En appel au mois de mars, l’ami coupable réitère des propos, mais l’audience au fond est renvoyée au 7 juillet, pour que les policiers, absents en mars, puissent être confrontés aux deux amis. Récit d’audience.
par Julien Mucchiellile 10 juillet 2017

Ayoub, cette fois-ci, porte ses lunettes, mais le coupable lui a échappé. Le coupable, c’est Florian, un copain. Et il dit lui-même. Il s’est dénoncé par écrit auprès du parquet de Meaux, le 16 décembre 2016, après la condamnation d’Ayoub le 2 décembre 2016 à quinze mois d’emprisonnement, dont cinq assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Florian a dit au procureur : « C’est moi qui étais au volant de la voiture », qui appartient à Ayoub. C’est ce que ce dernier s’est échiné à expliquer aux enquêteurs : il avait prêté sa voiture à Florian. Mais les policiers ne sont pas d’accord : ils ont formellement reconnu Ayoub, qui, seul au volant de sa Ford Fiesta, aurait fui le contrôle, foncé sur les passants, tenté de percuter une voiture de police et, après s’être fait crevé les pneus par ses poursuivants policiers, aurait traversé une six voies en courant pour s’échapper à travers champs.
L’audience d’appel s’est tenue le 24 mars, en la présence de Florian, qui a réitéré ses confessions, s’inquiétant que son copain Ayoub, 22 ans aujourd’hui, reste en prison. Hélas, les deux motards policiers...
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