- Administratif
- Toute la matière
- > Acte
- > Collectivité territoriale
- > Compétence
- > Contrat et marché
- > Droit économique
- > Droit fondamental et liberté publique
- > Election
- > Environnement
- > Finance et fiscalité
- > Fonction publique
- > Institution administrative
- > Police
- > Pouvoir public
- > Procédure contentieuse
- > Responsabilité
- > Service public
- > Urbanisme
- Affaires
- Civil
- Toute la matière
- > Arbitrage - Médiation - Conciliation
- > Bien - Propriété
- > Contrat et obligations
- > Droit et liberté fondamentaux
- > Droit international et communautaire
- > Famille - Personne
- > Filiation
- > Mariage - Divorce - Couple
- > Procédure civile
- > Responsabilité
- > Succession - Libéralité
- > Sûretés
- > Voie d'exécution
- Européen
- Immobilier
- IP/IT et Communication
- Pénal
- Toute la matière
- > Atteinte à l'autorité de l'état
- > Atteinte à la personne
- > Atteinte aux biens
- > Circulation et transport
- > Criminalité organisée et terrorisme
- > Droit pénal des affaires
- > Droit pénal général
- > Droit pénal international
- > Droit social
- > Enquête
- > Environnement et urbanisme
- > Etranger
- > Informatique
- > Instruction
- > Jugement
- > Mineur
- > Peine et exécution des peines
- > Presse et communication
- > Santé publique
- Social
- Avocat
Article

Conséquences de la rétractation d’une ordonnance sur requête
Conséquences de la rétractation d’une ordonnance sur requête
Saisi de la demande de nullité des mesures d’instruction exécutées sur le fondement de l’ordonnance sur requête dont il prononce la rétractation, le juge doit constater la perte de fondement juridique de ces mesures et la nullité qui en découle.
par Mehdi Kebirle 26 janvier 2017
La présente décision revient sur les conséquences de la rétractation d’une ordonnance sur requête. En application des articles 17 et 496, alinéa 2, du Code de procédure civile, lorsqu’il est fait droit à une requête, tout intéressé peut « en référer au juge qui a rendu l’ordonnance ». Comme le relèvent à juste titre certains auteurs, ce référé-rétractation ne consiste pas à offrir aux plaideurs une voie de recours mais plutôt à leur donner un moyen procédural de « provoquer, en aval, un débat contradictoire qui a été évincé, en amont » (RTD civ. 1984. 367, obs. R. Perrot). Le juge de la rétractation doit réexaminer sa décision à la lumière des explications apportées par le défendeur (v. Rép. pr. civ., v° Ordonnance sur requête, par S. Pierre-Maurice, n° 153).
Une société cessionnaire d’un fonds de commerce reprochait aux cédants d’avoir violé une clause de non-concurrence stipulée dans l’acte de cession. Un juge des requêtes a désigné un huissier de justice aux fins de constatations.
Ces derniers ont sollicité la rétraction de l’ordonnance sur requête.
Saisie sur renvoi après cassation (Civ. 2e, 8 janv. 2015, n° 13-27.740, D. 2016. 449, obs. N. Fricero ), une cour d’appel a rétracté l’ordonnance mais elle a aussi relevé son incompétente pour statuer sur la demande d’annulation des mesures d’instruction effectuées sur la base de cette ordonnance.
À l’issue d’un nouveau pourvoi, une censure est prononcée au visa des articles 496, alinéa 2, et 497 du code de procédure civile.
La Cour de cassation observe que, saisi de la demande de nullité des mesures d’instruction exécutées sur le fondement de l’ordonnance sur requête dont il prononce la rétractation, le juge doit constater la perte de fondement juridique de ces mesures et la nullité qui en découle.
La solution retenue procède du rapprochement de deux principes.
Le premier a trait aux effets de la rétraction d’une ordonnance sur requête. Lorsque l’ordonnance est rétractée, elle est nulle et non avenue, de sorte qu’elle ne peut laisser subsister les mesures d’instruction qui ont été pratiquées sur son fondement. Privées de leur support juridique, ces dernières s’en...
Sur le même thème
-
Sous-cautionnement et force exécutoire : une pierre, deux coups
-
Perte financière et placement du point de départ de la prescription quinquennale
-
Liberté éditoriale des enseignants-chercheurs : le refus d’intégrer une contribution n’est pas abusif
-
Certification du kilométrage et responsabilité contractuelle
-
Des conséquences de la force majeure
-
Vente immobilière et clause de non-garantie : la servitude non apparente n’est (toujours pas) un vice caché
-
La transaction : une paix illusoire ? Quand le juge s’invite dans l’équilibre des concessions
-
De la caractérisation d’un ensemble contractuel interdépendant
-
Résolution par voie de notification et caducité d’un contrat de location financière
-
Action paulienne et condition d’appauvrissement