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Condamnation de la société mère vis-à-vis d’un créancier de sa filiale pour impayé
Condamnation de la société mère vis-à-vis d’un créancier de sa filiale pour impayé
La Cour de cassation, appliquant une jurisprudence désormais éprouvée, valide la condamnation de la société mère au bénéfice d’un créancier impayé de sa filiale, car l’immixtion de la société mère dans les affaires de sa filiale avait été de nature à créer une apparence propre à faire croire à ce créancier qu’elle se substituait à celle-ci.
par Xavier Delpechle 11 mars 2015
Lorsque le créancier d’une filiale échoue à recouvrer sa créance, bénéficie-t-il d’une action en paiement contre la société mère ? De prime abord, la réponse est négative, compte tenu du principe d’indépendance de la personnalité morale. La société mère étant un tiers par rapport au lien – généralement contractuel – qui a pu se nouer entre la filiale et le tiers, l’effet relatif des conventions interdit une telle action, sauf si la mère s’est portée garant – que ce soit dans le cadre d’un cautionnement ou autre lettre d’intention – des engagements souscrits par sa filiale vis-à-vis de ce tiers. Une telle solution, fondée en droit strict, peut parfois sembler injuste, surtout s’il s’avère que, par son comportement, la société mère a pu avoir une influence – au bas mot – dans le comportement de sa filiale. Le droit social est parvenu à contourner ces principes civilistes au travers, au bénéfice des salariés de la filiale, de la théorie du co-emploi, bien que celle-ci paraisse aujourd’hui marquer un certain reflux (V. en ce sens, Soc. 2 juill. 2014, n° 13-15.208, Dalloz actualité, 18 sept. 2014, obs. B. Ines ; Rev. sociétés 2014. 709, note A. Couret et M.-P. Schramm
; RDT 2014. 625, obs. M. Kocher
; cet arrêt a...
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